Trop longtemps relégué au statut de simple théorie, le concept de subluxation vertébrale s’appuie désormais sur des preuves scientifiques solides. Il s’agit d’une notion assez compliquée; même les chiropraticiens ont de la difficulté à l’expliquer simplement à leurs patients. On peut la définir ainsi :

La subluxation vertébrale est la dysfonction biomécanique ET neurologique d’une articulation vertébrale qui se traduit à la fois par une mobilité articulaire anormale et par une distorsion des signaux nerveux échangés entre le corps et le cerveau, résultant en une capacité amoindrie du corps à se réguler, s’harmoniser, s’adapter et se guérir.

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Quelles sont les causes de la subluxation vertébrale?

La subluxation vertébrale est une mauvaise adaptation du corps devant un stress. Il existe trois types de stress pouvant causer la subluxation vertébrale : les stress physiques (traumatismes), les stress chimiques (toxines) et les stress émotionnels (émotions).

1. Les stress physiques sont classés en deux catégories : les macrotraumatismes et les microtraumatismes.

A. Les macrotraumatismes représentent les blessures physiques classiques résultant d’un accident, d’une chute, du processus de la naissance ou d’un impact sportif.

B. Les microtraumatismes sont des blessures plus sournoises provenant de mauvaises habitudes posturales, d’un style de vie sédentaire, de mouvements répétés ou d’une surutilisation.

Le stress physique est le plus évident des trois types de stress. Il provoque de façon directe un problème biomécanique d’une articulation qui se solde par une subluxation vertébrale.

2. Les stress chimiques sont en fait des toxines présentes sous forme d’agent de conservation, de colorants, de parfums, d’agents texturants, d’agents moussants, de molécules chimiques, de toxines environnementales, de métaux lourds ou de résidus domestiques dangereux. Il peut même s’agir d’un manque de vitamines, de minéraux et de nutriments ou encore d’un excès de sucres raffinés ou de gras trans, par exemple.

Les toxines perturbent l’équilibre chimique et s’accumulent dans le corps, réduisant ainsi sa résistance physique. On parle de « charge toxique ». L’affaiblissement causé par une trop grande charge toxique facilite l’apparition de la subluxation puisque le corps s’adapte moins bien aux stress physiques cités précédemment.

3. Le stress émotionnel fait référence aux émotions négatives ressenties par un individu. Il entraîne notamment des tensions dans les muscles du cou et des épaules. Il peut s’agir de colère, de tristesse, d’angoisse de performance au travail, de peur liée à de l’intimidation ou du harcèlement, d’inquiétude provoquée par des problèmes financiers…

Les émotions négatives intenses sont à l’origine de la sécrétion d’hormones du stress (le cortisol, par exemple), qui perturbent à leur tour l’équilibre chimique du corps. Tout comme les toxines, les émotions négatives facilitent donc l’apparition de la subluxation en réduisant la résistance physique du corps.

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En outre, tout agent stresseur a le potentiel de créer une subluxation, et la subluxation est un agent stresseur en soi. Le lien entre la subluxation et un état de stress chronique est de plus en plus étudié. L’hypothèse proposée est que la subluxation vertébrale constitue un agent stresseur neurologique qui active la réponse au stress de l’amygdale (une partie du cerveau) à des niveaux bas, mais chroniques.

Qu’est-ce qui se passe dans la colonne vertébrale?

Si la ou les causes de la subluxation vertébrale (les 3 différents types de stress) persistent, le corps ne sera pas en mesure de réparer adéquatement les tissus. Le processus inflammatoire peut alors devenir chronique et provoquer une fibrose de l’articulation, c’est-à-dire une cicatrisation anormale des tissus. Toutes les structures articulaires, dont le disque intervertébral, peuvent alors s’endommager.

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Quels sont les effets sur le cerveau?

Mais les effets ne s’arrêtent pas à la colonne vertébrale. L’aspect neurologique de la subluxation vertébrale est, comme mentionné précédemment, d’une importance capitale et les recherches en chiropratique les plus récentes s’y intéressent particulièrement.

La technologie offre désormais des outils performants et fiables aux chercheurs, qui commencent à comprendre l’ampleur des effets néfastes de la subluxation vertébrale sur les fonctions nerveuses.

Un centre de recherche néozélandais étudie précisément la façon dont la subluxation vertébrale affecte la communication entre le corps et le cerveau et met en lumière ses impacts sur les fonctions du système nerveux.

La dysfonction biomécanique associée à la subluxation (trouble de la mobilité, inflammation, cicatrisation, étirement ou contraction musculaire, etc.) se répercute sur le système nerveux en brouillant les signaux envoyés au cerveau.

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Les muscles et les tissus de la colonne vertébrale renferment des milliers de capteurs qui détectent et relaient au cerveau différents paramètres dont la position dans l’espace (mécanorécepteurs) et les dommages tissulaires (nocicepteurs). Ce relais se fait de façon subconsciente.

On pourrait comparer les mécanorécepteurs aux « yeux » du cerveau et les nocicepteurs au « check engine ». La subluxation vertébrale perturbe ces signaux, ce qui entraîne des erreurs de perception du cerveau – il ne voit plus la réalité telle qu’elle est vraiment.

La douleur peut aussi apparaître : c’est le « check engine » qui s’allume. Il s’agit des signaux de nociception qui passent du subconscient au conscient.

Si la cause des interférences (subluxation vertébrale) n’est pas éliminée, les distorsions de la réalité et la douleur augmenteront graduellement.

Une perception inexacte de la réalité aura des conséquences sur la façon dont le cerveau intègre et traite toutes les informations, et pas seulement celles qui sont erronées. L’organisme aura alors de plus en plus de difficulté à répondre adéquatement à son environnement, à réguler ses fonctions et à se guérir.

Le corps aura perdu son homéostasie, c’est-à-dire sa capacité à se maintenir en équilibre physique, chimique et émotionnel.

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Quelles sont les conséquences de la subluxation vertébrale?

Si la subluxation vertébrale n’est ni traitée ni éliminée, elle peut avoir de graves conséquences. La perte de l’homéostasie mentionnée plus haut est probablement la plus redoutable de toutes. Cependant, il ne s’agit pas du seul effet néfaste de la subluxation vertébrale sur l’ensemble du corps.

La composante biomécanique de la subluxation vertébrale peut entraîner divers symptômes et problèmes tels que :

Raideurs
Douleurs
Perte d’amplitude de mouvement
Inflammation (enflure, chaleur et rougeur locales)
Tensions musculaires
Torticolis ou entorse
Mauvaise posture
Maux de tête
Protrusion ou hernie discale
Dégénérescence (arthrose ou ostéoarthrite)
Etc.

Les symptômes et troubles de santé pouvant être provoqués par la composante neurologique (problèmes de communication du système nerveux) sont beaucoup plus nombreux et variés* :

Fatigue
Troubles du sommeil
Problèmes d’équilibre
Engourdissements
Brûlures
Lourdeurs
Pertes de force musculaire
Étourdissement et vertiges
Pression artérielle élevée
Baisse de l’immunité
Troubles de l’humeur
Troubles digestifs
Problèmes respiratoires
Troubles de la coordination
Brouillard mental
Migraine
Hypersensibilité
Etc.

* La plupart de ces symptômes sont liés à la stimulation du système nerveux sympathique et à l’inflammation chronique. Des symptômes comme les troubles du sommeil, la fatigue, le brouillard mental, l’hypertension artérielle et les troubles de l’humeur peuvent aussi être aggravés par la douleur.

Un facteur de risque supplémentaire

Bien sûr, la subluxation vertébrale n’est pas nécessairement ni toujours la cause de tous ces problèmes. Tout comme des habitudes de vie malsaines, elle représente un des multiples facteurs pouvant prédisposer à certains troubles de santé.

Notamment, il a été démontré que la subluxation vertébrale facilite le déclenchement du système nerveux sympathique. Cette portion du système nerveux autonome est responsable de la réaction « fuite ou combat » devant un danger — par opposition au système nerveux parasympathique, qui déclenche les fonctions de relaxation et digestion. Lorsqu’il est sollicité, le système nerveux sympathique provoque la sécrétion de cortisol, l’hormone du stress.

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Est-il possible de prévenir et d’éliminer les subluxations vertébrales?

Deux actions principales peuvent être prises afin de diminuer les subluxations vertébrales : réduire les stress à l’origine de la subluxation vertébrale et consulter un chiropraticien pour éliminer les subluxations vertébrales existantes.

1. Réduire les stress causant la subluxation vertébrale. L’adoption d’un style de vie sain est la clé pour limiter les différents stress qui causent la subluxation vertébrale. L’alimentation, l’exercice physique, le repos, les pensées, les relations et l’environnement sont toutes des sphères de vie que l’on peut apprendre à améliorer un peu chaque jour. Malheureusement, il est impossible d’éliminer tous les stress de notre vie. Bien qu’il soit en mesure de vous conseiller sur les saines habitudes à adopter pour réduire les 3 types de stress, le chiropraticien jouera un rôle unique dans le traitement des subluxations vertébrales.

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2. Bénéficier d’ajustements chiropratiques. L’ajustement chiropratique est la seule façon connue d’éliminer les subluxations vertébrales. Il s’agit d’une manipulation articulaire de faible amplitude et de haute vélocité (très rapide) qui rétablit le mouvement normal de l’articulation vertébrale.

Les plus récentes recherches indiquent une amélioration instantanée dans la qualité des signaux nerveux relayés par les mécanorécepteurs et les nocicepteurs vers le cerveau. L’ajustement chiropratique agit donc simultanément sur les composantes biomécaniques et neurologiques de la subluxation vertébrale.

Les chiropraticiens sont les seuls professionnels de la santé formés pour détecter et éliminer les subluxations vertébrales. Au Québec, ils doivent compléter un doctorat universitaire de premier cycle d’une durée de 5 ans et répondre aux exigences de l’Ordre des chiropraticiens du Québec (examens, formation continue, etc.) pour obtenir leur permis de pratique.

Le docteur en chiropratique détecte et élimine les subluxations grâce à des ajustements chiropratiques, rétablissant ainsi la communication entre le cerveau et le corps. Ce qui donne l’occasion au système nerveux de maintenir son équilibre (homéostasie), de se guérir et de mieux s’adapter aux stress impossibles à éviter.

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Saviez-vous que?

La définition de la subluxation vertébrale a évolué à travers les années, tout comme la science qui l’explique. C’est pourquoi nous sommes passés d’une vertèbre bloquée, coincée ou déplacée et de nerfs pincés à un concept plus physiologique. À une certaine époque — pas si lointaine, disons-le —, on utilisait l’analogie du pied sur le boyau d’arrosage pour expliquer les symptômes systémiques associés à la subluxation vertébrale. Ce concept est désuet.

Parce que la subluxation vertébrale ne se limite pas simplement au déplacement ou au blocage d’une vertèbre, mais représente plutôt un processus au cours duquel de nombreux changements pathologiques surviennent, les chiropraticiens utilisent régulièrement l’expression complexe de subluxation vertébrale (CSV). Le CSV fait donc référence aux 5 composantes étroitement liées de la subluxation vertébrale ainsi qu’aux conséquences qu’elles engendrent.

Les 5 composantes de la subluxation vertébrale

1. Altération du mouvement = kinésiopathologie
2. Altération du système nerveux = neurophysiopathologie
3. Altération des muscles = myopathologie
4. Altération des tissus conjonctifs (ligaments, disques…) = histopathologie
5. Altération des fonctions vertébrales et systémiques = pathophysiologie

Il n’est pas rare d’entendre des chiropraticiens et d’autres professionnels de la santé parler d’une fixation articulaire, d’une dysfonction articulaire, d’un désalignement, d’une restriction articulaire, d’un syndrome facettaire ou d’une dysfonction vertébrale. Cette terminologie n’est pas incorrecte en soi, mais elle n’intègre pas la composante neurologique de la subluxation vertébrale.

À retenir :

• La subluxation vertébrale est un problème de mouvement vertébral qui entraîne une interférence de la fonction nerveuse.
• La subluxation vertébrale est causée par des stress physiques, chimiques et émotionnels.
• La subluxation vertébrale provoque une perte de l’homéostasie (équilibre) du corps et de la vitalité, qui se manifeste par des symptômes très variés.
• La subluxation vertébrale entrave le processus d’autoguérison naturel du corps.
• Les chiropraticiens sont les seuls professionnels de la santé à être formés pour détecter et traiter les subluxations vertébrales.

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